
le FRAT, c’est quoi ?
FRAT est le diminutif pour FRATernel.
C’est un événement annuel qui rassemble des jeunes chrétiens de toute l’Île-de-France (les diocèses de Paris et ses environs !). La destination varie en fonction de l’âge : les collégiens se rendent à Jambville, près de Paris, tandis que les lycéens partent en pèlerinage à Lourdes. Dans les deux cas, l’aventure dure entre 3 et 5 jours.
Et attention : personne ne se rend seul au FRAT. Chaque jeune s’inscrit par l’intermédiaire d’un groupe — paroisse, aumônerie, établissement scolaire, mouvement ou communauté —, ce qui garantit d’être en bonne compagnie dès le début.
Le plus incroyable dans tout ça : le FRAT existe depuis 1908 ! Depuis plus d’un siècle, elle rassemble des générations de jeunes sur le chemin de la foi.
Et ils sont nombreux à participer… environ 12.000 !
Institut de l’Alma – FRAT

Le rassemblement du Frat à Jambville se déroule habituellement sous la pluie, mais cette fois-ci, une température plutôt clémente nous a permis de profiter d’un cadre naturel spectaculaire dans le Vexin, au parc du château des Scouts et Guides de France.
Les chiffres parlent de 12 000 jeunes collégiens issus de huit diocèses d’Île-de-France, des écoles catholiques, des aumôneries et des paroisses, mais aussi de délégations d’autres pays comme l’Allemagne, l’Angleterre et la Belgique, tout en gardant l’identité d’un rassemblement français qui a plus d’un siècle d’histoire.
Au FRAT 2026, l’Institut de l’Alma a participé avec 21 jeunes.

Comment ont été vécus les jours du 22 au 25 mai ?

Dans la joie !!! La joie a dominé tout le temps, une joie qui vient de loin, celle que Zachée a expérimentée lorsque Jésus lui a dit : « Aujourd’hui, je veux demeurer chez toi ! » : le thème qui nous a accompagnés pendant ces jours.
Il y a eu tellement de propositions pendant ces quatre jours qu’il est très difficile de dire quels sont les moments les plus intenses :
comme
- des temps avec ton propre groupe
- les carrefours (à partir d’un binôme de 2 jeunes qui se connaissent déjà, un groupe de 8 est formé avec d’autres jeunes qui ne se connaissent pas), et leur est proposé une dynamique pendant les rencontres accompagnées par des animateurs,
- les témoignages et avec quelle force dans notre village nous avons écouté l’expérience bouleversante de Raphaël Pitti, médecin sur les fronts de guerre,
- et aussi les célébrations dans la grand tente, là où on sentait comme c’est fort l’ union des cœurs dans la foi, des jeunes cœurs, dans un enthousiasme débordant.

Une organisation impressionnante !

L’organisation d’un rassemblement de cette ampleur n’est pas sans poser de petits problèmes : les files d’attente pour la nourriture, les toilettes, l’entrée dans la grande tente, etc. Tout est fait pour que personne ne se rende compte qu’une foule doit entrer dans un espace limité sans incident.
Même si ce n’est pas comparable aux grands rassemblements de l’Église, comme les JMJ ou les rencontres de Taizé, il y a toujours un effet de se sentir dans une autre dimension, qui nous pousse à sortir de nous-mêmes, à élargir notre espace et à nous ouvrir aux autres, ou la frontière entre son corps et celui des autres devient plus poreuse, comme s’il faisait partie d’un grand tout qui dépasse les individus, qui vibrent en même temps (Charles Mercier).

Tous les jeunes n’ont peut-être pas fait l’expérience de la rencontre avec Jésus, mais je suis sûre que le FRAT, comme une école, laisse des souvenirs de bonheur, de découvertes, de liens, et qu’il nous fait prendre conscience qu’au-delà de ma famille, de mon groupe, de mon école ou de ma paroisse, il y a un monde de visages de frères et sœurs à découvrir.

Et pour les jeunes, leur moment préféré
Lors du dernier carrefour, j’ai demandé aux jeunes quel moment ils avaient préféré. La réponse était claire : la célébration des baptêmes et des confirmations, la veille de la Pentecôte. C’est ce visage de l’Église de France, l’Église en 2026, qui se prépare à accueillir le pape Léon XIV, mais qui se demande aussi comment accompagner les jeunes et les adultes qui, un peu partout en France, frappent à la porte de l’Église pour demander les sacrements.
Prier – Rencontrer – Chanter
Vivre un rassemblement catholique avec 21 jeunes dont plusieurs ne sont pas baptisés, une est protestante et une autre musulmane, quelle aventure ! Mais finalement, elle s’est faite en toute douceur et les jeunes, loins ou proches de l’église catholique, ont pleinement profité de cet événement.


Beaucoup ont été touchés par le baptême d’autres adolescents, les chants à 12 000 sous un chapiteau, ou par la procession eucharistique aux flambeaux et adoration à plein air.
Comme accompagnatrice j’ai eu le privilège de recueillir leur joie souvent très profonde d’avoir vécu ces moments de foi partagées qui pourront fortifier leur vie chrétienne, voire les aider à s’y approcher sans peur. »
Un temps d’Espérance…
A l’heure des mauvaises nouvelles, des relations éphémères, des personnes rivées sur leur portable, le week-end de la Pentecôte nous a permis de vivre trois jours connectés aux autres, à soi-même et à Dieu.
Plus de 11 000 jeunes collégiens ont participé au rassemblement du Frat !
21 jeunes sous notre responsabilité, parmi ceux-là, une protestante, une musulmane et deux non baptisés…Peut-on faire un groupe plus hétérogène que celui-ci dans un rassemblement catholique ?


Un sacré défi pour que chacun soit accueilli comme il est dans son histoire, ses recherches de Dieu. Prendre les jeunes pour ceux qu’ils sont, prendre soin d’eux, leur faire découvrir un Eglise jeune, ouverte, riche de sa diversité et joyeuse !
Je ne doute pas que l’Esprit Saint a soufflé sur nous et en nous durant ce week-end à Jambville. Les sourires des collégiens, leurs émotions, leurs chants, leurs « Merci » disent beaucoup de ce que nous avons vécu !
A nous maintenant, auprès des jeunes de continuer à dire à chacun des jeunes à la suite de Mgr Etienne Guillet, lors de la veillée du samedi soir : « Vous êtes aimé de Dieu, Dieu à confiance en vous ! »
Des paroles de vie, qui donne sens à ma mission et au message de ce Dieu qui s’est fait Homme et proche de chacun d’entre nous !
Je pars impressionné, reconnaissant et profondément heureux
J’ai eu la chance de rejoindre le FRAT de Jambville à l’occasion de la messe du dimanche. Cette expérience m’a profondément touché, tout en me donnant le sentiment singulier d’être à la fois pleinement présent et quelque peu extérieur à l’aventure vécue par les véritables « Frateux », réunis depuis plusieurs jours par milliers.
Sur ce magnifique site boisé, malgré une chaleur intense, j’ai assisté à une célébration exceptionnelle, portée par la musique, la ferveur et l’enthousiasme impressionnant des jeunes. On percevait une véritable communion et un état d’esprit très fort, fruit de plusieurs journées vécues ensemble.


J’ai été particulièrement heureux de retrouver la vingtaine d’élèves de l’Alma présents, un groupe formidable, ainsi que leurs accompagnateurs. Je crois qu’ils ont été sensibles au fait que leur chef d’établissement vienne les rejoindre et leur témoigne ainsi l’attention de toute l’Alma.
Cette journée m’a également permis de mesurer l’investissement remarquable des accompagnateurs, engagés auprès des jeunes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. J’ai eu, pour ma part, le privilège de participer à l’un des temps forts du rassemblement, mais eux ont vécu et fait vivre toute l’expérience. Je repars impressionné, reconnaissant et profondément heureux d’avoir partagé, même pour quelques heures, cette belle ferveur.
Et la communauté de St Ouen l’Aumône a aussi participé avec la paroisse !
¡Gracias, Señor!
J’ai eu la chance d’accompagner un groupe d’une vingtaine de jeunes âgés de 14-15 ans au FRAT, un rassemblement de jeunes chrétiens qui se tient en Île-de-France tous les deux ans. Nous n’étions qu’une goutte d’eau dans un océan de 14 000 jeunes chrétiens, réunis pour célébrer, chanter, louer, prier et même jouer… leur foi en Jésus !


FRAT vient de « Fraternel ». Et j’ai véritablement été témoin de cette fraternité, qui n’est possible que parce que le Seigneur est vivant et continue de nous pousser à la rencontre fraternelle avec celui qui est à nos côtés, indépendamment de la langue, de l’origine, de la race ou de la croyance.
J’ai vu chez les jeunes que j’ai accompagnés comment, peu à peu, la peur de la différence a cédé la place à l’ouverture aux autres ; comment la résistance a été remplacée par la joie et la fête ; comment le bruit a cédé la place au silence intérieur de celui qui est intimement uni à Celui qui répète sans cesse, sans jamais se lasser : « Je veux rester chez toi ! ».


Une fois de plus, j’ai été le témoin privilégié de la présence de Jésus, vivant dans notre histoire, vivant dans l’histoire de chaque jeune qui s’est ouvert ces derniers jours à la rencontre avec Lui.